Le musicien Guo Gan décoré de l'ordre des Arts et des Lettres

Guo Gan, le maître chinois de Erhu, s'est vu décerner les insignes de chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres par l'Ambassade de France en Chine,25/04/2016 à Bei jing . suite à ses contributions pour les échanges culturels et créations croisées entre musiciens français et chinois.

Avec plus de deux mille concerts à son actif aux côtés des plus grands, Guo Gan recherche, avec élégance et virtuosité, à faire rayonner le erhu hors de Chine et à mêler, au gré de ses rencontres, les influences musicales du monde entier, a souligné Maurice Gourdault-Montagne, ambassadeur de France en Chine, lors de la cérémonie de la remise des insignes de chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres, organisée lundi à la résidence de France à Beijing.
"J'ai déjà passé 16 ans dans mon deuxième pays : la France. Je suis heureux de pouvoir au moyen de cet instrument traditionnel chinois, et en m'appuyant sur l'ambiance culturelle de France, faire rayonner la musique chinoise et la musique française à travers le monde", a confié l'artiste lors de la cérémonie d'honneur.
Né à Shenyang dans une famille d'artistes, Guo Gan s'est passionné très tôt pour la musique. A l'âge de quatre ans, il a débuté auprès de son père, Guo Junming (célèbre maître chinois), son apprentissage du erhu, une vielle chinoise à deux cordes.
En 2001, Guo Gan décide de traverser les frontières et de se rendre à Paris pour étendre ses expériences musicales et perfectionner sa technique des percussions auprès du professeur Marc Vives Quérol. Depuis, il fait connaître le répertoire chinois au public occidental et collabore avec de nombreux artistes français de renom : Lang Lang. Yvan Cassar et l'orchestre de l'opéra de Paris, Didier Lockwood, Mathias Duplessy, Jean-François Zygel, Adrien Frasse-Sombet... L'artiste a également participé à l'enregistrement de nombreuses musiques de films.
Comme l'indique l'Ambassade de France, l'ordre des Arts et des Lettres, géré par le ministère de la Culture et de la Communication de la République française, récompense "les personnes qui se sont distinguées par leur création dans le domaine artistique ou littéraire ou par la contribution qu'elles ont apportée au rayonnement des arts et des lettres en France et dans le monde."


 

FIGARO 27/MAI/2016

Guo Gan a plus de cordes à son archet que les deux de sa vièle chinoise, appelée erhu.

Ils ont tous les deux des cordes et tous les deux se jouent avec un archet, mais au-delà, l'erhu (« deux » en chinois – l'instrument n'a que deux cordes) et le violon semblent appartenir à des planètes différentes. Pour autant, le très chevronné joueur chinois d'erhu, Guo Gan, affirme qu'il n'y a aucune raison pour ne pas faire tout autant apprécier, par les publics du monde entier, l'un et l'autre instrument.

Âgé de 48 ans, Guo Gan, qui a commencé à jouer de l'erhu quand il avait quatre ans à Shenyang, dans la province du Liaoning au nord-est de la Chine, a sorti 40 albums en tant que soliste ou membre d'un orchestre dans toute une variété de genres musicaux, rock, jazz et musique classique compris. Il a également fait entendre les sons peu familiers de cet antique instrument chinois dans le cadre de près de 2 000 concerts de par le monde, travaillant avec des centaines de musiciens internationaux, notamment le violoniste de jazz français Didier Lockwood et le pianiste chinois Lang Lang.

Le 25 avril dernier, M. Guo, qui vit à Paris depuis plus de 15 ans, a été fait Chevalier des Arts et des Lettres par M. Maurice Gourdault-Montagne, l'ambassadeur de France en Chine. Cette distinction créée en 1957 a été accordée à d'autres artistes chinois, notamment l'actrice Zhang Ziyi et le réalisateur Feng Xiaogang. Elle récompense celles et ceux qui se sont distingués par leurs productions artistiques ou littéraires en France et au-delà.

Formé par son père Guo Junming (1940-2010), Guo Gan indique que l'apprentissage de l'erhu est une tradition dans sa famille. « Mon père me disait que l'instrument communiquait des sentiments humains, en particulier la tristesse et la solitude. Pour moi, il est mon lien avec mon père. Où que j'en joue, je suis en conversation avec lui ».

Guo Gan joue aussi du violon, du violoncelle et du piano. « Mon père ne m'a jamais destiné à être comme lui un joueur d'erhu. Il avait l'esprit très ouvert et il me soutenait dans mes choix ».

À l'époque où Gan terminait ses études au conservatoire de musique de Shenyang, ayant obtenu une licence de percussion en 1991, la musique pop et le rock commençaient à être très connus en Chine. Aussi, pendant la période de 1994 à 1999 où il enseigna l'erhu et la percussion au conservatoire de musique de Liaoning, il fonda ses propres orchestres de jazz et de rock.

« L'expérience que j'ai acquise dans la formation d'orchestres a élargi mes horizons musicaux et m'a amené à considérer l'erhu sous un autre angle. L'instrument peut se jouer différemment de la façon dont la génération de mon père le jouait ».

En 2000, Guo Gan est parti en France étudier la percussion à l'École nationale de musique de Fresnes près de Paris, où il fonda un autre orchestre de jazz, Dragon Jazz, qui remporta le deuxième prix d'un concours de musique européenne et chinoise en Belgique en décembre 2002. Mais malgré ces quelques succès, il avoue qu'arriva un moment où il aurait volontiers tourné le dos à l'erhu. « Avant de quitter Shenyang, je ne voulais même pas le prendre avec moi. Mais mon père a insisté pour que je l'emporte ».

Une fois en Europe, luttant comme beaucoup d'étudiants pour joindre les deux bouts, Gan commença à se produire dans des manifestations organisées dans les communautés chinoises de l'étranger.

La chance se présenta en 2002 lorsque le compositeur Gabriel Yared, lauréat d'un Oscar et d'un prix Grammy pour son œuvre relative au film Le patient anglais, l'invita à enregistrer de la musique pour L'idole, ce qui entraîna d'autres occasions de faire des enregistrements pour des films français. Sa dernière commande est venue de la société Dreamworks pour le film d'animation Kung Fu Panda. Guo Gan s'est par ailleurs produit comme soliste invité à la cérémonie d'ouverture du Festival de Cannes en 2002, et en 2005, le réalisateur chinois Zhang Yimou l'a convié à donner une série de concerts pour la promotion du film The House of Flying Daggers (« Le Secret des poignards volants ») en Europe.

« L'un des aspects les plus gratifiants d'être associé à un nouveau projet, c'est la rencontre de musiciens divers et la recherche de possibilités de collaboration », dit Gan. « Je suis heureux de voir que l'erhu, qui est rarement apprécié en Occident, peut être employé dans un si grand nombre de styles musicaux différents. Je suis persuadé que la meilleure façon de préserver l'héritage de mon père concernant l'erhu est d'en faire revivre le son et de l'adapter à différentes cultures. Je vis dans une culture différente de ma culture natale, ce qui m'ouvre à d'autres formes. J'accepte volontiers et je mesure les différences ».

Guo Gan, dont la femme – pianiste – et les deux enfants vivent avec lui à Paris, dit qu'il prévoit de se produire plus  souvent en Chine et de travailler avec des musiciens chinois.


 

M. Guo Gan, chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres

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Le joueur de erhu, M. Guo Gan, a reçu les insignes de chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres le 25 mai 2016 à la Résidence de France. Retour sur son parcours.

Né à Shenyang dans une famille d’artistes, M. Guo Gan a été attiré très tôt par la musique. À l’âge de quatre ans, il a débuté auprès de son père, M. Guo Junming, célèbre maître chinois, son apprentissage du erhu, vièle chinoise à deux cordes. Diplômé du conservatoire de musique de Shenyang en 1991, il obtint en 1992 le 1er prix du concours de musique traditionnelle de la province du Liaoning. C’est à cette époque qu’il a débuté sa carrière d’enseignant et de musicien de jazz au sein du célèbre ensemble GYQ.En 2001, M. Guo Gan a décidé de traverser les frontières et de se rendre à Paris pour étendre ses expériences musicales et perfectionner sa technique des percussions auprès du professeur Marc Vives Quérol. Depuis, il fait connaître le répertoire chinois au public occidental et collabore avec de nombreux artistes français de renom : Yvan Cassar et l’orchestre de l’opéra de Paris, Didier Lockwood, Mathias Duplessy, Jean-François Zygel, Adrien Frasse-Sombet, etc. Il a également participé à l’enregistrement de nombreuses musiques de films.Avec plus de deux mille concerts à son actif aux côtés des plus grands, M. Guo Gan cherche, avec élégance et virtuosité, à faire rayonner le erhu hors de Chine et à mêler, au gré de ses rencontres, les influences musicales du monde entier.La contribution de M. Guo Gan aux échanges culturels et aux créations croisées entre musiciens français et chinois est particulièrement remarquable, c’est pourquoi M. Maurice Gourdault-Montagne, ambassadeur de France en Chine, lui remettra les insignes de chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres, le lundi 25 mai 2016 à 18h30, à l’occasion d’une réception à la résidence de France.L’ordre des Arts et des Lettres, géré par le ministère de la Culture et de la Communication de la République française, récompense « les personnes qui se sont distinguées par leur création dans le domaine artistique ou littéraire ou par la contribution qu’elles ont apportée au rayonnement des arts et des lettres en France et dans le monde ». 


Guo Gan fait Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres 

 

Guo Gan, maître de erhu, s'est vu décerner le 25 avril, à la résidence de l’ambassade de France en Chine, la médaille de Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres, en signe de la gratitude de la France pour sa contribution unique à la musique. Plus de détails avec notre journaliste XIE Chengcheng. 

44 ans de erhu, vièle chinoise à deux cordes, plus de 2000 concerts à travers le monde et des collaborations incroyables avec les musiciens les plus prestigeux du monde ... Durant sa carrière, Guo Gan, musicien chinois vivant en France, a contribué de manière remarquable aux échanges culturels entre musiciens français et chinois.

 

Guo Gan fait Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres 

MAURICE GOURDAULT-MONTAGNE

Ambassadeur de France en Chine« Nous avons voulu faire ça parce que c'est un homme qui a donné aussi la connaissance du erhu, qui a permis à des Français d'apprécier cette belle dimension de la musique chinoise à travers ce joli instrument, cet instrument profond, cet instrument très créateur, très créatif d'ambiance, qui a donné ça aux Français. Donc, les Français aiment cet instrument car c'est un instrument qui leur fait penser à la Chine qui est belle, qui leur fait penser aux paysages de la Chine, qui leur fait penser aux autres aspects de la culture chinoise, à la création. »

Né en Chine dans une famille d’artistes, Guo Gan a débuté à l’âge de 4 ans son apprentissage du erhu. En 2001, il a décidé de se rendre à Paris pour étendre ses expériences musicales et perfectionner sa technique des percussions, une aventure enrichissante qui lui permet de mêler les influences musicales du monde entier.

GUO GAN

Maître de erhu

"Il est important qu'entre la culture orientale et occidentale, il y ait un dialogue. Je répète souvent que la musique traditionnelle chinoise doit dialoguer, échanger et partager avec la culture occidentale. L'art, la musique ne sont pas comme des compétitions sportives, ils ne sont pas en concurrence pour la première place. La musique est là pour toucher le coeur des gens. "

Étant le premier maître spécialisé dans la musique traditonnelle chinoise qui a obtenu la médaille française de Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres, Guo Gan est déterminé à promouvoir les échanges culturels entre l’Orient et l’Occident. Il a l'intention de créer une école sur Internet pour proposer des enseignements gratuits à tous les mélomanes.   


CCTV Chine Aujourd'hui

  


Le musicien Guo Gan décoré de l'ordre des Arts et des Lettres

le Quotidien du Peuple en ligne | 26.04.2016 14h04
Le musicien Guo Gan décoré de l'ordre des Arts et des Lettres
Maurice Gourdault-Montagne, ambassadeur de France en Chine, remet les insignes de chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres au musicien Guo Gan.

Guo Gan, le maître chinois de Erhu, s'est vu décerner les insignes de chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres par l'Ambassade de France en Chine, suite à ses contributions pour les échanges culturels et créations croisées entre musiciens français et chinois.Avec plus de deux mille concerts à son actif aux côtés des plus grands, Guo Gan recherche, avec élégance et virtuosité, à faire rayonner le erhu hors de Chine et à mêler, au gré de ses rencontres, les influences musicales du monde entier, a souligné Maurice Gourdault-Montagne, ambassadeur de France en Chine, lors de la cérémonie de la remise des insignes de chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres, organisée lundi à la résidence de France à Beijing.«J'ai déjà passé 16 ans dans mon deuxième pays : la France. Je suis heureux de pouvoir au moyen de cet instrument traditionnel chinois, et en m'appuyant sur l'ambiance culturelle de France, faire rayonner la musique chinoise et la musique française à travers le monde», a confié le Chinois lors de la cérémonie d'honneur.Né à Shenyang dans une famille d'artistes, Guo Gan s'est passionné très tôt pour la musique. A l'âge de quatre ans, il a débuté auprès de son père, Guo Junming (célèbre maître chinois), son apprentissage du erhu, une vielle chinoise à deux cordes.En 2001, Guo Gan décide de traverser les frontières et de se rendre à Paris pour étendre ses expériences musicales et perfectionner sa technique des percussions auprès du professeur Marc Vives Quérol. Depuis, il fait connaître le répertoire chinois au public occidental et collabore avec de nombreux artistes français de renom : Yvan Cassar et l'orchestre de l'opéra de Paris, Didier Lockwood, Mathias Duplessy, Jean-François Zygel, Adrien Frasse-Sombet... L'artiste a également participé à l'enregistrement de nombreuses musiques de films.Comme l'indique l'Ambassade de France, l'ordre des Arts et des Lettres, géré par le ministère de la Culture et de la Communication de la République française, récompense «les personnes qui se sont distinguées par leur création dans le domaine artistique ou littéraire ou par la contribution qu'elles ont apportée au rayonnement des arts et des lettres en France et dans le monde.»


Le musicien chinois Guo Gan fait chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres"

http://french.china.org.cn/node_7001963/attachement/jpg/site1002/20160426/0019b91eca57188971c802.jpg

L'ambassadeur de France en Chine Maurice Gourdault-Montagne (à droite) et le musicien chinois Guo Gan (à gauche) (Crédit photo: Wang Wenye/China.org.cn) En l'honneur de la contribution remarquable de Guo Gan, maître du erhu, vièle chinoise à deux cordes, aux échanges culturels et aux créations croisées entre musiciens français et chinois, l'ambassadeur de France en Chine Maurice Gourdault-Montagne lui a remis les insignes de chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres ce lundi 25 avril, à l'occasion d'une réception à la résidence de France à Beijing. Guo Gan est le premier musicien chinois jouant d'un instrument traditionnel décoré de cet ordre.Né à Shenyang en 1968 dans une famille d'artistes, Guo Gan a été attiré très tôt par la musique. A l'âge de quatre ans, il a débuté auprès de son père, le grand maître Guo Junming, son apprentissage du erhu. En 2001, Guo Gan a décidé de traverser les frontières et de se rendre à Paris pour étendre ses expériences musicales et perfectionner sa technique des percussions auprès de Marc Vives Quérol.« Depuis mon séjour en France, je cherche toujours à faire rayonner le erhu hors de Chine, en France et dans le monde entier, et à promouvoir les échanges musicaux et la culture de la Chine et de la France », a déclaré Guo Gan lors de la réception.