Guo gan, le roi de la vièle chinoise

Ce dimanche, les amateurs de musique pourront assister au concert de Louis Chedid, célèbre auteur-compositeur interprète français. En avant-première, il sera précédé d’une petite perle, peut-être moins connue mais qui mérite assurément le détour. En effet, le festival « Là-haut sur la colline » a convié le musicien chinois Guo Gan à se produire sous le grand chapiteau étoilé. Il était déjà hier à Sion pour animer des ateliers et réaliser des démonstrations avec beaucoup de disponibilité. Cet artiste né en Chine à Shenyang, joue de la vièle chinoise avec une dextérité incroyable.

Guo Gan et le violon dix fois centenaire. Le musicien chinois va présenter ce soir le ehru, un violon millénaire.

Guo Gan était hier soir à la salle des loisirs des Mathes, pour une répétition avec l'orchestre symphonique. PHOTO D. P.

C'est un instrument qui a été inventé il y a plus de mille ans, quelque part près du Fleuve Jaune. Le ehru, violon chinois à deux cordes, a traversé les siècles intacts. Personne n'a apporté la moindre modification. Une petite boite en ébène finement décorée recouverte d'une peau de serpent, un long manche et un archet en crin de cheval qui se glisse entre les deux cordes.

Royan.Avec les étoiles, enfin !

"Guo Gan, que l'on va entendre ce soir, a appris la pratique de cet instrument par son père, grand maître du ehru en Chine. Instrument « classique » de musique traditionnelle, le ehru a fait son entrée dans la musique contemporaine et le jazz avec Guo Gan qui a pratiqué en Chine plusieurs années de violon, violoncelle et piano avant de venir en France il y a quelques années pour travailler les percussions… et le ehru. "


SUD OUEST JOURNAL .Vendredi 29 juillet 2011